Inauguration du 210, rue du Faubourg Saint-Antoine

Par 8 décembre 2016 L'école
Version 2

Le 29 novembre 2016, nous avons eu le plaisir d’inaugurer le 210 rue du Faubourg Saint-Antoine, nouvelle adresse du CFJ et de l’École W.
A cette occasion, Julie Joly, directrice du CFJ et de l’École W, et Cédric Rouquette, directeur des études au CFJ et directeur exécutif de l’École W ont prononcé un discours enthousiaste sur l’identité de ce nouveau lieu.

Julie Joly, directrice du CFJ et de W :

« Vous êtes ici dans un écosystème… »

« Nous avons été très bien accueillis dans le 12e arrondissement, dès les premiers jours de notre installation. Pour le CFJ, ce n’est pas rien de quitter la rue du Louvre. Ce n’est pas rien non plus, pour W, de démarrer ici une nouvelle aventure. Enfin, ce n’est pas rien de quitter le 210 pour ceux qui y travaillent depuis vingt ans, notamment l’ISM qui nous a laissé la place pour rejoindre notre adresse historique au 35 rue du Louvre.
Nous sommes dans un moment très important pour nous. Il a fallu que nous fassions le choix d’un lieu qui s’adapte à notre pédagogie, à nos projets, à nos ambitions. Je voudrais d’abord remercier tous ceux qui ont rendu tout cela possible. Ceux qui ont suivi les travaux depuis leur démarrage se reconnaîtront. Ce n’était pas simple de construire avec nous cette histoire. Nous avons dû apprendre en marchant. Il a fallu également trouver des partenaires, des résidents, qui acceptent de partager cette aventure avec nous.
Vous êtes ici dans un écosystème qui réunit des étudiants journalistes, mais pas seulement. Ils ont en commun d’être passionnants et passionnés par les histoires et le récit. Vous avez aussi des intervenants qui sont tous des professionnels, et ce n’est pas le propre de toutes les écoles de réunir dans un même lieu des intervenants professionnels. Nous avons aussi la chance d’avoir des start-up qui ont choisi de faire l’aventure avec nous.
Nous avons pensé cette soirée comme une visite guidée, une inauguration certes, mais d’abord aussi une rencontre pour ceux qui connaissent moins bien l’école et ses projets. Nous sommes très heureux, encore une fois, de vous accueillir parmi nous. Je passe la parole à Cédric Rouquette, qui cumule ici trois casquettes, celle de directeur exécutif de W, celle de directeur des études du CFJ et surtout de créateur d’une entreprise, CReaFeed, qui est en résidence ici. Il va vous expliquer en quoi consiste notre pédagogie. »

 

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Cédric Rouquette, Directeur des Etudes W et CFJ
« On ne parle pas de devoirs, mais de projets »

« Je vais essayer d’être concret et de vous faire comprendre ce qui se passe ici. C’est bien beau de dire qu’on mène les choses avec une pédagogie différente mais il faut savoir le matérialiser dans la façon dont on parle de notre travail.
Ici, ce que vous allez voir ne sont pas des « cours » mais des « sessions ». La différence est assez simple. Quand on parle de cours, on n’est jamais très loin des cours qu’on a eu au collège, au lycée, qui possèdent des tas de vertus mais dont il faut sortir à un moment donné pour devenir un professionnel aguerri. Nous ne sommes jamais très loin non plus du cours magistral avec ce schéma du « sachant » qui délivre tout ce qu’il sait à un auditoire qui boit ses paroles. Ici, nous préférons parler de « sessions ». Une session, c’est un thème, une compétence autour de laquelle on se rassemble et on réalise des choses qui vont permettre aux étudiant de monter en compétences.
On ne parle pas non plus de « profs ». Professeur est un métier formidable, mais vous n’avez pas ici de profs à l’année, vous avez des « intervenants », qui sont professionnels dans leur domaine de compétences qui viennent partager un moment avec nos étudiants en prenant du temps, notamment parce que cela les intéresse de voir ce que les jeunes ont envie de devenir.
Nous parlons également beaucoup de « facilitateurs ». À l’École W nous pensons que les étudiants acquièrent des compétences en faisant, en répétant, en comprenant pourquoi ils font ce qu’ils font. Les professeurs ici sont des facilitateurs, ce sont des gens qui vont aider les jeunes à accéder à leurs compétences, à leurs savoir-faire et parfois à se découvrir eux-mêmes.
On ne parle pas de « corrections », on parle de « debriefs ». Une fois qu’un travail est terminé, l’idée est de se poser, de regarder, de noter tout ce qui a été réussi. Même dans les travaux très discutables il y a des choses qui ont été réussies, sur lesquelles on peut s’appuyer, que l’étudiant a besoin d’entendre. Et puis on va évaluer toutes les marges de progression possibles, parce qu’elles existent, même dans le travail le plus abouti et Dieu sait si j’en ai vu depuis que je suis ici. Il y a des choses dont il faut se souvenir pour mieux les réaliser la fois d’après.
On ne parle pas bien évidemment de « devoirs » ou de travail en tant que tel, on parle surtout de « projets ». Le terme projet implique d’être  ambitieux pour soi-même. On ne s’engage pas dans un travail parce que quelqu’un nous l’a demandé mais parce qu’on en a envie. Dans un projet, il y a également l’idée qu’on est accompagné. Tout seul, on ne peut pas grand chose, il y a forcément des étudiants, des intervenants ou des entreprises hébergées qui pourront aider les étudiants à réaliser leurs idées et les rendre très concrètes.
Je pourrais continuer comme ça longtemps.
Tout ça débouche quand même sur un diplôme. C’est un mot que nous conservons puisqu’il parle à tout le monde. Il est très opérationnel, il parle aux recruteurs, il parle aux parents, ils parlent aux étudiants et il nous parle à nous aussi. Mais plus qu’un diplôme, nous aspirons vraiment à la délivrance d’un label. Le label CFJ existe depuis longtemps, c’est une grande responsabilité que d’en pérenniser et mettre à jour la qualité. Le label W est une extension du label CFJ, mais il y a encore tout à créer. »

 

Découvrez la visite virtuelle de nos nouveaux locaux en vidéo ici et revivez l’inauguration via notre Facebook Live et en photos
En présence de la maire du 12e arrondissement, Catherine Baratti-Elbaz, de la conseillère régionale d’île-de-France, déléguée spéciale auprès de la présidente en charge des campus des métiers, Charlotte Barde, et de la directrice du CFA Paris Académie Entreprises, Lydie Malach.

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