Apprendre à s’informer « sans complexe ». La Culture Gé à l’École W

Par 1 décembre 2016 L'école
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La culture générale est cet élément essentiel du bagage personnel que chacun acquiert tout au long de sa vie. À l’École W, elle fait l’objet d’un enseignement à part entière. Frédéric Béghin, Mentor W en culture générale, nous explique le projet.

La culture générale est une matière qui, habituellement, ne s’enseigne pas. Chacun se crée sa propre culture générale, tout au long de sa vie. Or, il est aujourd’hui devenu essentiel, notamment dans le domaine du numérique qui est un monde de savoirs spécialisés et multiples, de posséder une culture permettant de relier l’ensemble de ces savoirs. Cette culture permet de donner un sens à ce qu’on fait, d’une part personnellement, mais également collectivement dans une entreprise, une organisation ou une association.
À l’École W, nous cherchons avant tout à ce que nos étudiants apprennent à s’informer sans complexes. Sans en faire des spécialistes de tous les sujets, nous leur donnons les outils nécessaires pour aller chercher une information, y compris si c’est une information spécialisée, sans hésiter et sans avoir peur.
Nous leur apprenons également à savoir exercer un sens critique poussé envers une information donnée. Lorsque l’on s’informe ou se documente, il faut savoir évaluer sa source, sa pertinence, son honnêteté ou sa malhonnêteté. Il est donc indispensable de comprendre comment fonctionnent les donneurs d’avis, les individus qui possèdent le savoir ou la connaissance, afin de pouvoir exercer son sens critique à l’égard de n’importe quelle information.
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Frédéric Béghin, Mentor W en Culture générale.

Concrètement, à l’École W, nous n’enseignons pas la culture générale en cours magistraux, car ce n’est pas la culture de l’école. Nous cherchons au contraire à poser tous ces jalons par l’action, en mode projet, avec une consigne, un travail actif de chaque étudiant, puis un debrief, sous la forme d’exercices aussi ludiques que possible.
Ces exercices doivent permettre aux étudiants de prendre conscience, sur un domaine donné, comme la mondialisation, ou l’économie du partage, des grands repères chronologiques, des grandes données économiques, des acteurs importants, des enjeux passés et des enjeux du moment.  Les étudiants doivent également être capables de partager ce qu’ils ont appris et compris de leurs recherches, et de le restituer, dans un premier temps devant l’audience des camarades de sa promo, mais aussi, dans un futur proche, à un public de spécialistes ou un lectorat grand public.
Nous avons par exemple travaillé dernièrement sur l’influence qui est prêtée aux entreprises du numérique sur le résultat des élections récentes, que ce soit aux Etats-Unis avec les élections présidentielles ou en France avec les primaires. Le but était de donner aux étudiants W les clés essentielles pour comprendre d’où proviennent ces accusations, qui les émet, afin de chercher à savoir au bout du compte si elles sont fondées. Cela nécessite de prendre du recul, d’utiliser l’histoire, la réflexion philosophique ou toute autre discipline, afin de ne pas se contenter de ce qui semble de prime abord évident.
La culture Gé, à W, c’est aussi beaucoup de curiosité. Nous allons aborder en fin de cursus les progrès scientifiques. Je n’ai jamais fait d’études scientifiques. La plupart des étudiants n’auront jamais abordé ces thèmes. Mais nous allons quand même nous y intéresser de près et en tirer un bagage considérable.
Frédéric Béghin

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